À l’approche de la rentrée, pourquoi acheter du neuf quand des fournitures en bon état peuvent encore servir ? C’est tout le principe de Trok’Ekol, un dispositif qui allie écologie, solidarité et pouvoir d’achat.
Le maire de Saint-Leu, Karim Juhoor, également vice-président du Territoire de l’Ouest, s’est rendu sur le site de la déchèterie de Grand Fond pour constater l’impact concret de cette action sur le budget des familles Saint-Leusiennes. Une visite qui a permis d’en détailler le fonctionnement, mais aussi de découvrir les dispositifs qui l’accompagnent : le trokali, la matériauthèque, les trokamobiles et les réparali.
Un geste simple, un vrai soulagement pour le budget des familles
Concrètement, Trok’Ekol permet aux familles de déposer les fournitures scolaires dont elles n’ont plus l’usage, afin qu’elles profitent à d’autres. Chaque année, de juin à août, les habitants peuvent ainsi déposer stylos, trousses, cartables ou cahiers en bon état — une communication est également menée dans les écoles pour sensibiliser les parents à cette démarche citoyenne.
À Saint-Leu, cet engagement fait écho à une priorité de la municipalité : soulager les familles face à l’augmentation du coût de la rentrée scolaire. Pour le maire, permettre à chaque enfant d’être bien équipé, sans peser sur le budget des parents, est un enjeu de justice sociale autant que de bon sens écologique.
Des résultats qui confirment l’attente des familles
En moyenne, 1 500 fournitures scolaires sont collectées à chaque édition grâce à près de 350 déposants, et environ 400 objets retrouvent une seconde vie auprès de 160 familles. « Les stylos, trousses et accessoires partent très vite. Les manuels scolaires sont parfois plus difficiles à redistribuer car ils évoluent selon les programmes », précise Nicolas Guérin, directeur de l’Environnement du Territoire de l’Ouest.
Un dispositif porté à plus grande échelle
Trok’Ekol s’inscrit dans une dynamique plus large portée par le Territoire de l’Ouest, en cohérence avec la loi AGEC, qui place la prévention et le réemploi avant le recyclage. C’est tout le sens du Trokali, une véritable « déchèterie inversée » déjà déployée sur cinq sites, qui invite à déposer d’abord les objets encore utilisables — mobilier, vaisselle, jouets, fournitures — avant de se diriger vers les bennes classiques. Un plan de modernisation est en cours pour renforcer ces espaces, avec l’appui d’associations engagées comme Ekopratic, reutiliz, Palettes de Marguerite, Once Again ou encore EMMAUS Agame.
Chaque année, les 19 déchèteries du territoire accueillent entre 220 000 et 240 000 visiteurs. Grâce à ces dispositifs, plus de 155 tonnes d’objets ont été réemployées en 2025 plutôt que jetées.
L’engagement de la Ville : consommer autrement, sans laisser personne de côté
Pour la municipalité de Saint-Leu, cette démarche répond à une attente réelle des habitants. Face à la surconsommation, le réemploi est une solution concrète pour alléger le budget des familles tout en agissant pour l’environnement. Un objectif que la Ville de Saint-Leu entend soutenir activement auprès de ses habitants. D’ailleurs, un nouveau Trokali est prévu à la Pointe des Châteaux prochainement !
Cette rentrée, chacun peut y contribuer : en donnant ce qui ne sert plus, on aide une autre famille à démarrer l’année sereinement.



