Saint-Leu agit pour des nuits plus utiles, plus sobres et plus respectueuses du vivant
Chaque année, entre mars et avril, les jeunes pétrels prennent leur envol. Attirés par les lumières artificielles, certains se désorientent, chutent et se retrouvent en danger.
À Saint-Leu, nous faisons le choix d’agir avec méthode, en conciliant trois exigences :
la sécurité des habitants, la qualité du cadre de vie et la protection de la biodiversité.
Concrètement, la Ville poursuit la modernisation de son éclairage public avec une logique simple :
ne pas éclairer partout, tout le temps, de la même façon.
C’est le principe de la sectorisation.
Pourquoi sectoriser ?
Parce qu’un centre-ville, un front de mer, un équipement sportif ou un secteur plus sensible sur le plan environnemental n’ont pas les mêmes besoins. La bonne réponse n’est donc pas l’uniformité, mais l’adaptation.
À Saint-Leu, cela se traduit déjà par des actions concrètes
Dans les secteurs équipés d’un pilotage à distance, notamment le centre-ville de Saint-Leu, le front de mer et le centre-ville de Piton, la Ville peut réduire l’intensité lumineuse pendant cette période sensible ;
Sur les équipements sportifs, l’extinction des éclairages est avancée à 21h jusqu’au 3 mai, lorsque les conditions le permettent ;
Sur l’ensemble de la commune, la modernisation progressive des équipements permet d’aller vers un éclairage plus doux, mieux orienté, plus sobre et plus efficace.
Cette démarche est utile pour la nature, mais aussi pour la commune :
moins de lumière inutile, c’est aussi moins de consommation, plus de cohérence dans les usages et un meilleur confort visuel.

La Ville agit aussi sur le terrain de la sensibilisation, notamment avec les scolaires, en lien avec l’Aire Marine Éducative et les acteurs engagés dans la protection de notre environnement.
Ce matin, 3 pétrels et 1 puffin tropical ont retrouvé le chemin du large, relâchés par les élèves de l’AME de Véronique Léandre, notre référente AME à Saint-Leu et les CP-CE1 de l’école du centre, aux côtés du Maire Karim Juhoor.


Ce lâcher, c’est plus qu’un geste : c’est un message.
Celui d’une ville qui protège, qui transmet… et qui agit.
Chacun peut aussi contribuer :
• éteindre les lumières extérieures inutiles ;
• fermer les rideaux ou volets lorsque cela est possible ;
• limiter les éclairages non indispensables ;
• en cas d’oiseau en difficulté, contacter la SEOR au 0262 20 46 65.
Protéger le pétrel, c’est aussi apprendre à mieux éclairer notre commune :
avec bon sens, avec pédagogie, et avec une action publique adaptée à chaque secteur.























