La 27ᵉ édition de la commémoration de la révolte des esclaves de 1811 a été présentée lors d’une conférence de presse réunissant les partenaires de l’événement : le Komité Éli et la Ville de Saint-Leu, co-organisateurs, la Région et le Département ainsi que l’association MLK et les militants.
Autour de la table, Monsieur le Maire de Saint-Leu, Karim Juhoor, la représentante du Conseil départemental, Brigitte Absyte, la 4ᵉ vice-présidente de la Région, Karine Nabenesa, et le président du Komité Éli, Yvrin Rosélie. Dans l’auditoire, les adjoints Lucette Palas et Christophe Estève, ainsi que de nombreux représentants associatifs et militants, ont également témoigné de leur attachement à cette mémoire.

De gauche à droite : Lucette Palas, 3ème adjointe, Brigitte Absyte, représentante du Conseil Départemental, Karim Juhoor, Maire de Saint-Leu; Yvrin Rosélie, Président de l’association Komité Éli; Karine Nabénésa 4ème vice-présidente de la Région; Christophe Estève, 8ème adjoint.
De gauche à droite : Lucette Palas, 3ème adjointe, Brigitte Absyte, représentante du Conseil Départemental, Karim Juhoor, Maire de Saint-Le; Yvrin Rosélie, Président de l’association Komité Éli; Karine Nabénésa 4ème vice-présidente de la Région; Christophe Estève, 8ème adjoint.
Une histoire qui fait partie de notre patrimoine
Yvrin Roselie a rappelé que le mouvement, né en 1999, répond à un besoin de repères historiques et culturels. Cette 27ᵉ édition s’inscrit dans la continuité des avancées mémorielles, notamment de la loi Taubira et de l’abrogation du Code noir portée par le député guadeloupéen Max Mathiasin. Il a réaffirmé que cette histoire fait pleinement partie du patrimoine culturel réunionnais.
Il a également salué le travail de l’historien Sudel Fuma et rappelé que les avancées mémorielles, portées notamment par la loi Taubira, ont renforcé la reconnaissance des combats menés par les associations. La stèle érigée en 2011 en mémoire des révoltés en est l’une des traductions. Au nom des militants, il se dit fier que la nouvelle mandature donne enfin la place que ce pan d’histoire mérite.
Pour le maire Karim Juhoor, transmettre cette histoire est une responsabilité collective : « Je ne voudrais pas qu’un jour, un enfant de Saint-Leu passe devant la stèle d’Élie sans savoir qui il était. »
Il a salué l’engagement des militants culturels qui ont fait vivre cette histoire à une époque où elle était encore trop peu connue. Il a également insisté sur l’importance de la faire connaître aux jeunes générations, notamment à travers l’école. « Une commune, ce n’est pas seulement ce qu’on construit. C’est aussi ce qu’on transmet », a-t-il conclu.
Très émue, la représentante du Département a salué la mise en place récente de formations consacrées à l’histoire de La Réunion à destination des représentants des collectivités. La vice-présidente de la Région a, quant à elle, rappelé toute la place de cet événement dans l’histoire du territoire et son rôle dans la valorisation du patrimoine culturel et immatériel réunionnais.
Une semaine de commémoration et de transmission
Du 5 au 8 novembre, plusieurs temps forts rythmeront cette commémoration : rencontres avec les scolaires, projections, défilé aux flambeaux, hommages, kabar et dépôt de gerbes le 8 novembre.
Huit écoles, parmi lesquelles celles de Camélia, de La Chaloupe et de Saint-Leu Centre, participeront à l’événement au parc du 20 Décembre. Une occasion pour les élèves de découvrir cette page importante de l’histoire réunionnaise. Le drapeau symbolique et culturel sera également levé (dimanche 8) pour mieux faire connaître son histoire. Un hommage sera enfin rendu à l’artiste et militant Maximin Boyer (Kaskavel), qui fut également président de l’association Komité Eli à une époque.
Les commémorations se poursuivront le 15 novembre avec une randonnée historique.
Retrouvez le programme complet :













